Bribes turques. 7

Istanbul, octobre 2015 –

Je n’aime pas les villes. Elles m’éloignent de la vie véritable, elles me distraient. Mais en même temps cette expérience solitaire dans une aussi grande ville ne m’a jamais procuré autant de satisfaction.

C’est en fait réellement la première fois que je voyage seule, que je me déplace seule, où je me perds volontairement, monte dans presque n’importe quel bus seulement pour avoir peur de ne pas retrouver mon chemin et me sentir en vie et pour avoir le plaisir de marcher à toute allure, sans devoir courir après quelqu’un ni aucun bus, ni aucun train. Errer sans but à part celui de se laisser porter par l’envie de découvrir les lieux et les personnes, les odeurs, les objets, l’histoire et l’avenir.

Et c’est beau et c’est simple, plus c’est incontrôlé plus cela semble juste et en accord avec ce qu’on avait souhaité. 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s