Bribes turques. 2

Octobre 2015, vers Istanbul

Mais mon esprit est loin de cet avion, de ce voyage. Je me force toutefois à revenir à la réalité en anticipant ma joie et mon excitation à la vue d’Istanbul, à la pensée de rencontrer des amis. Et je souris, avec conviction et foi. Je sais que ça va être dur. Je sais que ça va être bien. Très bien même.

Moi qui n’aime pas spécialement les villes, car elles puent, elles sont des constructions d’hommes rompant tout lien ou presque avec la nature, avec la création, et donc avec le Créateur. Ces villes sont frénétiques, stressantes, bruyantes, fatiguantes. Pour se ressourcer, alors on fuit loin d’elles ou alors on s’enferme à triple tour et on écoute le silence… si possible bien sûr, si les fenêtres et les murs sont résistants et bien sûr si l’imam ne s’est pas réveillé et a décidé de chanter la prière. Etrangement d’ailleurs, je n’entend déjà plus l’imam aux heures régulières, sauf quand on est en pleine conversation et qu’il faut se taire car on ne s’entend pas. J’en ris encore.

Arrivée à l’aéroport, je sors tranquillement de l’avion, il est 18h. Tout le monde se presse à la douane. Certains touristes sont pressés. Ils ont des connexions à prendre et ils s’inquiètent de voir la douane aller à si lente allure. L’aéroport de Sabiha Gökçen n’est pas pratique. Pour les connexions internationales, il faut passer la douane, récupérer ses bagages et refaire tout le tintouin habituel. C’est gênant. Je les comprend ces pauvres voyageurs. Alors je les laisse passer, je m’en fiche, je sors à Istanbul. Je me sens bonne âme, alors j’en laisse passer quelques-uns, si ça peut les rassurer.

Passe la douane, récupère ma petite valise et sors. Des touristes sont attendus, ils ont une pancarte à leur nom. Moi pas, je suis toute seule. On m’attend, mais pas ici. Il est 19h quand je monte dans le bus qui me conduit au centre ville. Il ne restait qu’une place. Si je m’étais dépêchée, j’aurais dû attendre, comme les autres. La vie est tout de même bien fait ou alors dois-je remercier mon Dieu qui me guide si gentiment mais sûrement, avec facilité.

Je commence à fatiguer. Il fait nuit maintenant. Le bus est plein, il fait plutôt chaud, et je n’ai pas de connexion Internet. Ca me rend folle. Ca m’énerve, mais bon je me résigne. […]

J’arrive vers 20h30 à Taksim. Il y a du trafic, il a commencé  à pleuvoir.

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