Parcours prof’

Entre devoir(s) et opportunité(s)


Si je dois faire ressortir deux qualités, appréciées dans tous les lieux où j’ai apporté ma contribution, ce serait: mon indépendance dans le travail et ma volonté.
Dans ce qui suit, je donne un aperçu assez complet de mes expériences scolaires et professionnelles sous forme de récits.Vous trouverez dans la barre de navigation les sites Web de mes employeurs actuels et antérieurs.

Petit sommaire de l’article :

  • De l’art auratoire
  • Le monde de la petite entreprise
  • Premier mandat d’archiviste
  • Bibliothécaire indépendante-consultante : un poste appréciable
  • Le stage en archivistique outre-sarine
  • L’ERASMUS à Cologne -> Lire l’article détaillé
  • Le mandat aux Archives cantonales jurassiennes dans le cadre du Travail de Bachelor

De l’art auratoire

Les bancs d’école. Chose étrange, je voyais mes petits cousins aller à l’école et je voulais aussi y aller. Je n’avais alors que deux ans. Cette envie de l’école m’a rapidement quittée lorsqu’on m’a donné des devoirs à faire et tout. Un devoir me passionnait pourtant: c’était les exposés. Au fur et à mesure de ma scolarité l’exercice me devenait familier et j’adorais ça.

Le meilleur exposé que j’aie préparé, à mon avis, est certainement celui que j’ai présenté en cours de français dans ma première année de Lycée à Porrentruy. Le thème : «A-t-on besoin de religion?». Pendant des mois j’ai rassemblé les informations, lu livres et articles sur le sujet, cherché des sketches, enfin tout ou presque. J’avais choisi de faire une présentation PPT et je l’avais peaufinée, et j’avais répété et répété, devant ma famille et mes amis jusqu’à ennuyer tout le monde. Puis, la meilleure idée: présenter l’exposé dans l’Aula des Jésuites, annexe autrefois dédiée aux activités religieuses. Le décor était posé. Je n’ai jamais plus ressenti une telle satisfaction devant le résultat obtenu.

 

L’aventure de cet exposé ne se termine pas là. En effet, mon professeur m’a donné la possibilité d’écrire un article qui approfondirait certains aspects de l’exposé présenté. L’article est finalement paru dans les Actes 2007 de la Société jurassienne d’émulation. Dans cette petite expérience, ce devoir d’école s’est finalement soldé en une opportunité que j’ai saisi. L’exercice de l’écriture est exigeant mais absolument stimulant. A refaire!

Le monde de la petite entreprise 

Autre domaine où je ne pensais pas avoir de capacités: le travail manuel. Bien sûr, j’ai souvent utilisé des outils pour des petits travaux ménagers, mais le monde de l’industrie et de l’entreprise m’étaient complètement inconnus. Un ami travaillait pour une entreprise qui fabriquait des panneaux acoustiques. Qu’est-ce que cette bête? C’est simplement de la laine de verre, qui, posée sur des parois, atténue les résonances dans petits et grands espaces. L’entreprise transformait la laine de verre en lui donnant des formes particulières et uniques ainsi qu’en l‘esthétisant à l’aide d’un voile qui vient collé dessus et peint dans la couleur souhaitée par le client.

Le site d’Acouver Isol SA

Mais ce n’est pas le produit fabriqué qui nous intéresse. Plutôt, j’y ai appris les mécanismes des petites entreprises, les difficultés rencontrées, l’investissement financier et souvent personnel en temps, la gestion des employés, la pression qui pèse sur un responsable de travaux, l’organisation du travail pour être le plus efficace que possible dans le temps le plus court. Là aussi, mes aptitudes manuelles se sont révélées et avec de l’entraînement, le travail devenait bon, intéressant. J’ai poursuivi cette activité de manière occasionnelle pendant 4 ans .

Premier mandat d’archiviste

Puis, la HEG a commencé. Les premiers temps, je considérais mon statut d’étudiante comme mon travail, et je m’y consacrai pleinement. Cette attitude exemplaire, ne se manifesta que pour le premier semestre, démontrant ainsi le caractère inconstant de ma personnalité. J’avais besoin de faire plus à côté de l’école, d’avoir d’autres activités, d’agrandir mon cercle de connaissances.

Heureusement la fin de la première année et l’été arrivait, et je cherchais à exercer une activité prof’ dans mon domaine, j’ai donc lancé des offres spontanées à différents services de bibliothèques et d’archives sans succès. J’ai alors contacté un archiviste chez lequel j’avais effectué un stage. Quelques temps plus tard j’avais un mandat de deux mois qui m’était confié dans plusieurs services de l’administration jurassienne en collaboration avec les archives cantonales du jura (ARCJ). Une nouvelle opportunité. J’ai cette fois saisi l’importance d’un réseau professionnel dans la recherche d’un emploi. Mon mandat consistait en élimination de dossiers et de documents pour différents services de l’administration ainsi que la mise en place d’un plan de classement. C’est lorsque j’ai compris le rôle tout à fait actuel que joue l’archiviste au sein des institutions que je me suis de plus en plus intéressée aux archives et à ses thématiques comme le records management (RM) ainsi qu’à la gestion électronique des documents (GED).

Bibliothécaire indépendante-consultante : un poste appréciable

Une fois le mandat finit, les cours de deuxième année allaient recommencer. En parallèle, j’ai toutefois accepté un travail d’inventoriage d’un petit fonds de livres pour une organisation non lucrative dans les milieux artistiques, au Centre de la Photographie de Genève. Ayant déjà de bonnes bases dans la gestion de la documentation ainsi que dans le catalogage, le travail me convenait parfaitement. Les premiers temps j’ai élaboré une classification et j’ai classé les livres selon les principes que j’avais déterminé. Deuxième partie du travail, le catalogage. Ce qui me plaisait, c’était l’indépendance et la confiance dont je disposais de la part des administrateurs du centre. Mes ambitions pour le centre grandissaient quand je voyais son potentiel de développement. Je rêvais d’alimenter encore le fond de livres, de faire un catalogue disponible sur le Web, de l’intégrer au site Web que j’aurai aussi souhaité amélioré. Certaines de mes propositions ont été acceptées et fautes de moyens certains projets sont tombés à l’eau. Prochainement néanmoins, un ou deux projets de Travaux de Bachelor vont êtres proposés à la Filière Information documentaire de la Haute Ecole de Gestion de Genève afin de définir une politique documentaire et de gestion de l’information du CPG. J’aurais certainement l’occasion de suivre le ou les étudiants qui choisiront ou l’un ou l’autre de ces projets.

J’ai réalisé à quel point les institutions avaient besoin de professionnels capables de mettre de l’ordre dans l’information et de la valoriser. Le travail que nous accomplissons, peut sembler inutile ou encore démodé. Il n’empêche que nous possédons des outils de gestion simples que beaucoup ignorent. Le travail de formation des collaborateurs dispensé par le bibliothécaire-documentaliste-archiviste est aujourd’hui au coeur de son métier. Si nous valorisons notre métier, il le sera aussi par nos contemporains.

Le stage en archivistique outre-sarine

En 2010, pendant les vacances estivales j’ai effectué un stage Outre-Sarine à la Bibliothèque et archives des PTT (Postes, téléphériques et télécommunications), l’ancienne Poste suisse. A la HEG, je suis les cours donnés dans la filière bilingue et cela m’obligeait aussi à faire un stage pratique en allemand. Entourée par des archivistes dotées d’un grand professionnalisme, j’ai été sensibilisée aux théories archivistiques. Cet enseignement m’a été dispensé par le moyen de lecture de textes commentés en groupe. Le bon fonctionnement du service dépendait entièrement des qualités de dirigeantes de la directrice. Au niveau linguistique, ce stage a été vrai défi mais il m’a beaucoup aidé pour l’allemand.

L’ERASMUS à Cologne

La Haute Ecole de Gestion a des partenariats avec un nombre important d’écoles en Europe qui permettent aux étudiants d’effectuer un semestre d’étude à l’étranger par le moyen du programme ERASMUS (web). Dans le domaine de l’Information documentaire, l’école dispose de trois partenariats, parmi lesquels un avec Cologne. But de l’échange: amélioration de l’allemand et continuation de mes études. J’ai suivi les cours de la filière Economie de l’information également axée sur la gestion de l’information, sur les connaissances de base de fonctionnement du web ainsi que sur le développement de services E-commerce. Lire l’article détaillé sur l’ERASMUS.

Le mandat aux Archives cantonales jurassiennes dans le cadre du Travail de Bachelor

Le 31 juillet dernier le mandat que j’ai exécuté aux Archives de la République et Canton du Jura s’est achevé avec le rendu de mon Travail de Bachelor concernant l’archivage des bases de données. Ce mandat m’a réellement donné la possibilité d’entrer dans le monde professionnel archivistique. Tout d’abord j’ai eu l’occasion de participer à des colloques (Journées des Archives organisées par l’Université catholique de Louvain) et des journées professionnelles (Association des archivistes suisses) ainsi qu’à des ateliers (CECO, Centre de compétence pour l’archivage électronique à long-terme). De plus, le travail a exigé que j’aille à la rencontre de professionnels ayant déjà de l’expérience dans l’archivage électronique ainsi que de nombreux collaborateurs de l’administration cantonale. Leur aide m’a été très précieuse.
En effet, les professionnels m’ont permis d’alimenter la partie théorique concernant l’archivage électronique en général. Les informations fournies par les collaborateurs ont permis de dresser un tableau général de leurs activités et de leurs processus de production documentaire. Après analyse, une évaluation archivistique des différents éléments a été menée et finalement une décision d’archivage a été formulée. Bien que le but du projet ait été de lancer la réflexion sur l’archivage numérique pour l’administration jurassienne, le travail a montré que les ressources matérielles et financières nécessaires au lancement d’un tel projet ne sont pas encore présents. De plus, la situation informationnelle est tellement complexe qu’il est pour l’heure impossible d’imaginer un archivage numérique simple. La conclusion est donc que l’archivage numérique des dossiers de l’administration n’est pas envisageable pour l’heure. Le projet ne s’est concentré que sur une seule base de données et un seul service. Le canton compte plus d’une centaine de services. On peut donc supposer qu’ailleurs la situation est semblable.
Le mandat aura donc certainement des répercussions dans les choix qui seront pris en matière de gestion de l’information et dans le processus de mise en place d’une politique d’archivage harmonisée pour tout le canton. A l’avenir, il me plairaît de mener à nouveau de telles analyses et de pouvoir aider au redressement de situation aussi étriquées que celles-ci.

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